AurélienLafargueArtiste visuel
Océan & vivant

ABÎMES

2026—Installation immersive autour de l’océan
Installation en développement — prototype
ABÎMES, prototype — Aurélien LafargueABÎMES — photographie 2 — Aurélien LafargueABÎMES — photographie 3 — Aurélien LafargueABÎMES — photographie 4 — Aurélien LafargueABÎMES — photographie 5 — Aurélien LafargueABÎMES — photographie 6 — Aurélien LafargueABÎMES — photographie 7 — Aurélien LafargueABÎMES — photographie 8 — Aurélien Lafargue
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Entrer dans une image

ABÎMES ne se regarde pas de face : on y entre. Des voiles de tulle pendent à différentes hauteurs, respirent au moindre courant d’air, et reçoivent des vues prises sous la surface de la mer. Chaque voile n’en retient qu’une part ; le reste continue sa route derrière, plus faible, plus tard.

Ce qui m’intéresse, c’est cette perte progressive. L’image arrive entière au premier plan et sort transformée du dernier. Entre les deux, il y a les plis du tissu, l’air, et les ombres de ceux qui marchent. Le visiteur n’est plus à distance : il devient une des épaisseurs.

Filmer par en dessous

Les vues projetées viennent de mes plongées. Je ne cherche pas à cadrer un paysage marin ; je cherche des états : le plafond mouvant que forme la surface vue d’en bas, les particules en suspension, la densité qui change avec la profondeur, les formes sans nom que l’eau compose seule.

Je vis en Bretagne et je surfe ; ma relation à la mer passe d’abord par le corps. C’est cette mémoire-là que j’essaie de rendre : pas la ressemblance, mais l’instant où l’on bascule sous la ligne d’eau et où tout — la lumière, les gestes, le son — change de règle.

Ce que le titre contient

Abîmes dit la profondeur. Le mot porte aussi l’abyme, cette figure où une image se répète en se réduisant, exactement ce que fabriquent les voiles successifs. Et il contient un verbe : abîmer.

Je ne veux pas d’un propos écologique posé par-dessus les images comme un commentaire. Si la pièce a une charge critique, elle doit se loger dans la sensation : une matière qui se dégrade à l’image, un mouvement qui se dérègle, une beauté qui devient inconfortable.

Une forme encore ouverte

Le projet tient pour l’instant entre trois choses : une installation, un film déplié dans l’espace, un environnement de lumière. Je n’ai arrêté ni l’échelle, ni la durée, ni la façon dont le public circule pendant que les images avancent.

Ce que montrent ces images, c’est un premier état : quelques voiles, un projecteur et des vues sous-marines ont commencé à fabriquer un lieu. La suite dépendra d’un espace réel et des personnes avec qui je le traverserai.

Crédits

Création
Aurélien Lafargue
Dispositif
Lés de tulle suspendus, vidéoprojection, images sous-marines
Statut
Installation en développement — prototype

État actuel

  • En coursPrototype et images sous-marines
  • En coursÉcriture sonore spatialisée
  • À explorerÉchelle, durée, parcours du public
Projet en développement

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Statut
Disponible pour diffusion
Écrire à Aurélien Lafargue
Œuvre suivante — 04 / 07
Patterns emerge
2013—Mapping 3D sur composition de volumes, 360°
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Patterns emerge — Mapping 3D sur composition de volumes, 360° — Aurélien Lafargue