AurélienLafargueArtiste visuel
Océan & vivant

CONTRE-MARÉE

Bestiaire océanique — sculpture, lumière et image en mouvement.

Œuvre en développement—2026—Sculpture, lumière et image en mouvement — avec Arthur Thoyer Rozat
Œuvre en développement
CONTRE-MARÉE, prototype — Aurélien LafargueCONTRE-MARÉE — photographie 2 — Aurélien LafargueCONTRE-MARÉE — photographie 3 — Aurélien LafargueCONTRE-MARÉE — photographie 4 — Aurélien LafargueCONTRE-MARÉE — photographie 5 — Aurélien Lafargue
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Un bestiaire océanique

CONTRE-MARÉE est une création artistique commune d’Aurélien Lafargue et Arthur Thoyer Rozat, à la croisée de la sculpture, de la lumière et de l’image en mouvement.

Le projet prend la forme d’un bestiaire marin monumental : raies manta, poulpes, baleines et autres créatures océaniques apparaissent dans l’espace sous la forme de sculptures métalliques ajourées, dessinées comme des présences à la fois physiques, fragiles et spectrales.

De jour, les œuvres existent par leur matière, leur volume et leur transparence. Le métal laisse circuler le regard, l’air et la lumière naturelle. Les sculptures semblent suspendues entre apparition et disparition, comme les fragments d’un monde vivant que l’on aperçoit sans jamais pouvoir totalement le saisir.

À la nuit tombée

À la nuit tombée, une seconde existence commence.

La lumière et la projection vidéo viennent parcourir les volumes, suivre les lignes du métal, révéler des mouvements, des respirations et des transformations. L’image n’est pas pensée comme un habillage posé sur la sculpture, mais comme une matière supplémentaire : elle circule dans le corps de l’animal, le traverse, le métamorphose et lui donne une temporalité.

Les sculptures deviennent alors des organismes lumineux.

Bioluminescence, courants marins, mouvements planctoniques, cartographies océaniques, textures biologiques et phénomènes naturels nourrissent une écriture visuelle abstraite et organique. Le son peut prolonger cette sensation de profondeur et de mouvement, jusqu’à transformer le lieu d’exposition en paysage marin imaginaire.

Aller à contre-courant

CONTRE-MARÉE porte également une dimension écologique.

Le projet parle du vivant marin sans chercher à produire un discours démonstratif ou didactique. La fragilité des océans, l’effondrement de certaines espèces, la transformation des écosystèmes et l’impact des activités humaines apparaissent en filigrane dans l’expérience.

Les animaux ne sont pas représentés comme des icônes décoratives. Leur présence devient presque une forme de résistance.

Le titre CONTRE-MARÉE évoque cette idée : aller à contre-courant, faire surgir le vivant là où il tend à disparaître, rendre visible ce qui se trouve habituellement sous la surface et rappeler la puissance d’un monde qui nous dépasse.

Deux écritures

La collaboration repose sur deux écritures complémentaires.

Arthur Thoyer Rozat travaille le corps, la matière, la structure et la présence sculpturale.

Aurélien Lafargue travaille la lumière, l’image, le mouvement, le son et la transformation temporelle de l’œuvre.

La rencontre de ces deux pratiques donne naissance à une forme hybride : ni sculpture augmentée, ni simple vidéo mapping, mais une œuvre dont l’identité repose précisément sur le dialogue permanent entre matière et lumière.

Un projet évolutif

CONTRE-MARÉE est enfin pensé comme un projet évolutif.

Le bestiaire peut se développer progressivement, accueillir de nouvelles espèces et s’adapter à différents territoires. Chaque implantation peut faire écho à son environnement : espèces locales, histoire maritime, patrimoine portuaire, paysages littoraux, récits insulaires ou enjeux écologiques particuliers.

L’œuvre peut ainsi prendre plusieurs formes : installation événementielle, exposition saisonnière, parcours artistique ou commande pérenne.

Chaque version conserve néanmoins le même principe fondateur : faire surgir, dans nos paysages humains, la présence monumentale et lumineuse du monde marin.

Le prototype

Une sculpture arrive avec ses lignes, ses creux, sa densité. Y projeter quelque chose demande d’abord de la regarder longtemps, et d’accepter que la lumière n’atterrisse pas sur une page blanche.

Deux formes marines pour commencer : un poulpe, tout en replis et en ramifications, et une raie manta, faite de courbes larges et de glissement. Deux présences qui n’appellent pas la même image.

L’image ne peut pas ignorer la forme. Elle longe une arête, s’enfonce dans un creux, s’efface là où le volume se retourne. La photogrammétrie donne une copie numérique fidèle, mais elle ne fait que préparer le terrain.

Vient ensuite la part décisive : décider ce qui doit apparaître, ce qui doit rester sombre, ce qui peut sembler circuler sous la peau de l’objet. La projection ne remplace pas la sculpture ; elle lui ajoute une durée.

État actuel

  • En coursDeux sculptures, premiers essais — poulpe et raie manta
  • EnvisagéBaleine, puis extension progressive du bestiaire
  • Formes possiblesInstallation événementielle, exposition saisonnière, parcours artistique, commande pérenne

Crédits

Création
Aurélien Lafargue et Arthur Thoyer Rozat
Sculpture, matière et structure
Arthur Thoyer Rozat
Lumière, image, mouvement et son
Aurélien Lafargue
Méthode
Photogrammétrie, écriture visuelle sur volume
Statut
Œuvre en développement
Développement

Ouverte aux résidences et aux coproductions

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